Qui voudra travailler dans l’école de demain ?

vendredi 30 avril 2010

L’école de demain, c’est septembre 2010 et déjà se profilent :
- des chefs d’établissements qui oublient les établissements et deviennent de vrais chefs d’entreprises qui risquent vite d’être en faillite ;
- du personnel administratif et d’entretien en nombre insuffisant, à qui on demande toujours plus, et dont le recrutement est trop souvent assujetti à un contrat précaire ;
- des CUI (Contrat Unique d’Insertion) qui, toutes catégories confondues, remplacent les anciens contrats aidés, régression supplémentaire dans la précarisation ;
- de moins en moins de COP mais des plateformes téléphoniques et des profs qui vont assurer l’orientation des élèves sans aucune formation ;
- des CPE-managers, nommé-es « préfets des études » pour encadrer des équipes d’assistant-es d’éducation de moins en moins nombreux ;
- des EMOS (Equipes Mobiles de Sécurité) et des caméras comme seules réponses aux demandes de moyens supplémentaires des personnels et pour encadrer des classes dont les effectifs, contrairement à ceux des équipes, risquent de connaître une belle expansion ;
- pour les élèves, des choix d’enseignement de plus en plus restreints et des parcours d’études de plus en plus morcelés.

Une nouvelle catégorie de profs est définie par le ministère : les profs à tout faire.

Membre actif du Conseil Pédagogique, sans l’aval duquel rien ne peut se faire dans l’établissement, il/elle cumule les heures sup pour pallier les suppressions de postes et remplacer ses collègues à l’interne, crée de superbes espaces numériques, remplit son cahier de texte en ligne, alimente assidûment les livrets de compétences, démarche les entreprises pour trouver des tuteurs de CFA ( Centre de Formation des Apprentis), assure la promotion et l’image de marque de l’établissement. Il/elle est également le/la tuteur-compagnon des nouveaux stagiaires et trouve le temps de s’occuper de l’orientation des élèves. Quand prépare-t-il ses cours ? La nuit, sans doute... s’il n’est pas en ligne.

Cupide mais parfois aussi bénévole, le/la prof à tout faire va avoir du mal à s’y retrouver dans la multiplicité de ses missions et ne sera même pas sûr d’être payé à la hauteur de son zèle. Ce n’est pas de la science-fiction mais un condensé des réformes qui se mettent en place au pas de course. Si pour vous, école et services publics ont une autre signification,
alors il est temps d’entrer en résistance et de s’opposer par tous les moyens à cette privatisation avérée.

La précarité n’est pas une fatalité, la destruction de l’école non plus !

Refusons d’être tuteur-compagnon, refusons les heures sup, battons-nous pour une vie scolaire digne de ce nom, pour conserver les CIO, pour des personnels titulaires en nombre suffisant et pour la titularisation de tou-tes les précaires. Et plus largement, battons-nous aux côtés de ceux qui luttent à l’hôpital, à la Poste, à Total, dans les usines en grève...

CETTE SOCIÉTÉ DEVIENT UN VRAI CAUCHEMAR ! GRÈVE GÉNÉRALE !


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