Le Monde et Libération n’ont toujours pas compris....

mardi 31 mai 2005

La victoire du NON n’entame pas la morgue des éditorialistes de la
presse écrite.

Serge July déverse sa haine de vieux réac dans l’édito de Libération du
30 mai ; tout y passe : le populisme, la xénophobie du vote non, son
amalgame avec le vote FN, le mépris pour le mouvement social, et pour
ATTAC en particulier... Morceaux choisis :

"Référendum sur l’élargissement. Entre le spectre turc qui désignait
sans ambages les musulmans, et le malheureux plombier polonais, les
étrangers ont été invités à rester chez eux. Le Pen xénophobe, c’est son
fonds de commerce, mais que des dirigeants de gauche fassent campagne
sur ce terrain comme Chirac en 2002 sur l’insécurité, on croyait cette
xénophobie-là impensable..." [...]

"Référendum sur le libéralisme. Que des dirigeants de gauche, et à peu
près toute la classe politique, aient accepté de délayer à longueur
d’argumentaires les tracts d’Attac, à la manière de François Mitterrand
plaidant pour la rupture avec le capitalisme dans les années 70, on est
en plein délire, plus de trente ans après et après les succès que l’on
sait. Cette année, on ne parlait plus de capitalisme mais d’un mot qui
s’en voulait le synonyme absolu : le libéralisme. Cette fois, il fallait
se prononcer pour ou contre la concurrence, pour ou contre la
mondialisation."[...]

"Référendum sur le social. Le socialisme dans un seul pays est pour
bientôt ! L’Europe est pourtant le seul espace social de la planète que
la charte des droits sociaux devait renforcer. Foutaises ! A en croire
certains, c’était en réalité le quartier général de l’ultralibéralisme,
et il est démasqué."

Même son de cloche dans l’édito du Monde où Colombani pontifie, moralise
et pratique sans vergogne l’insinuation et l’amalgame :

"Il y a vingt ans, l’extrême droite affirmait que la cause du chômage
était l’immigration maghrébine. Aujourd’hui, c’est du "plombier
polonais" que viendrait tout le mal. Mais le pelé, le galeux n’est pas
seulement à l’Est. Il est aussi au Sud. Le président d’Attac,
organisation qui a milité intensivement pour le non, a présenté, dans
ces colonnes, l’Espagne, le Portugal et la Grèce comme un groupe de pays
"sous perfusion permanente de fonds européens" et qui, pour cette raison
"acceptent toutes les directives qui passent dans la crainte de perdre
leurs financements". A de tels propos, on mesure la ferveur européenne
et internationaliste des tenants du non "de gauche".

SUD éducation 59/62 est fier d’avoir contribué à cette éclatante
victoire de la démocratie contre la propagande médiatique. Le combat ne
fait que commencer !



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