SUD éduc 59/62 appelle à la grève le 24 novembre

jeudi 24 novembre 2005

Devant les attaques tous azimuts contre le service public d’éducation, SUD éducation appelle à la GRÈVE le 24 novembre

Nous refusons la gestion comptable de l’Education Nationale.

La loi d’orientation relative aux lois de finance (LOLF), les fermetures de classe, les suppressions de postes (950 pour notre seule académie rappelons-le), la nouvelle loi sur la recherche, la décentralisation des personnels TOSS... - sous prétexte de rationalité – montrent bien l’abandon de l’éducation par le gouvernement. Pour stopper la dégradation des conditions de travail et mettre en place de véritables alternatives pédagogiques qui dépassent le bricolage institutionnel.

Exigeons du temps et donc des créations de postes et, encore et toujours l’arrêt des lois de décentralisation.

Nous refusons la précarisation galopante.

L’Etat, comme un vulgaire patron profite de la main-d’oeuvre corvéable à merci des CES, des CEC, des vacataires, des contractuel-le-s, des assistant-e-s d’éducation... et les jette comme des kleenex dès qu’un contrat encore plus profitable car plus précaire pointe son nez. Aujourd’hui, ce sont les Contrats d’Accès dans l’Emploi et les Contrats d’Avenir qui sont en promotion à la braderie du salariat. A quand le travail forcé gratuit ? Refusons cette logique et

Exigeons la titularisation de toutes et tous les précaires sans condition et la création de postes statutaires.

Nous refusons que l’École soit une École de classes.

A coup de profils douteux prédéterminés, tout est fait pour mettre en place une orientation de plus en plus précoce des élèves. D’ailleurs les conseiller-e-s d’orientation psychologues semblent avoir disparu pour le ministère qui leur préfère les sirènes de l’entreprise reine. Arrêtons le massacre et tout de suite

Exigeons l’abrogation de la loi Fillon.

Nous refusons le caporalisme, l’École n’est pas une caserne.
Avec l’évaluation-notation dont les IATOSS sont les premières victimes, il nous faudra bientôt toujours courber l’échine alors que les méthodes autoritaires des chefs d’établissement ou de service se généralisent et gagnent même le premier degré avec le rassemblement des écoles au sein d’EPEP (Établissement Public d’Enseignement Primaire). Nous n’avons pas à subir !
Exigeons d’ores et déjà la suppression de l’évaluation-notation.

Nous refusons l’allongement du temps de travail et la flexibilité.
Les remplacements de courtes durées ne sont qu’une attaque contre les conditions de travail des enseignant-e-s, une mascarade démagogique (ces sales profs qui ne font grand chose), une aberration pédagogique. La suppression progressive des postes de TZR (remplaçant-e-s) le montre bien.

Exigeons le retrait des remplacements « de Robien » et les créations de postes nécessaires.

Cette journée de grève, nous ne l’envisageons pas sous le seul angle de l’Éducation Nationale.

A l’heure où l’État envoie le GIGN contre les marins de la SNCM ou les postier-e-s de Bègles, à l’heure où les États européens laissent assassiner des migrant-e-s à leurs frontières comme on l’a vu à Ceuta et Melilla, à l’heure ou des charters de sans papiers décollent, à l’heure où de véritables rafles sont organisées à Calais, à l’heure où l’on privatise à tout va (hier la Poste avec France Telecom, aujourd’hui EDF), à l’heure où le CDI devient un rêve inaccessible pour les salarié-e-s, à l’heure où à la révolte née de la misère des jeunes des quartiers de relégation on ne répond que répression, couvre-feu, provocation et précarité (recours à l’entreprise « citoyenne » ou apprentissage dès 14 ans)... Nous ne pouvons plus laisser faire !



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