L’antidote, c’est la grève ! TOUTES ET TOUS EN GRÈVE DÈS LES 6 ET 7 SEPTEMBRE ! (voir tract en pièce jointe)

samedi 11 septembre 2010

Intoxication généralisée. C’est la politique mise en oeuvre dans le service public, y compris d’éducation. La mutation vers le modèle marchand s’accélère. Logique de rentabilité, concurrence entre personnes et entre établissements, prolifération de petits chefs : les symptômes de la contamination sont visibles, des « jardins d’éveil » à l’ « autonomie » financière des universités.
Les suppressions de postes creusent le service public de larges plaies et entraînent le recours maladif à des contrats précaires ; chaque année, davantage de personnes, enseignant ou pas, ont un statut précaire de vacataire ou contractuel-le, sont corvéables à merci et soumises aux caprices de chefaillons. Et fiévreuse est la pression aux heures sup’.
Les nominations sur deux ou trois établissements, voire hors zone ou même hors discipline, sont maintenant banales, malgré leur illégalité.
Les stagiaires sont lâchés 18 heures par semaine devant n’importe quelle classe, sans formation et avec des tuteurs ou tutrices souvent nommés contre leur gré.
La contre-réforme du lycée général, après celle du lycée pro, affaiblit les contenus des enseignements ; en cohérence avec une évaluation par une liste mal définie de cases à cocher.
Et les tyrans en herbe auront en main un outil précieux avec les conseils pédagogiques.
Cette infection poussera naturellement les parents vers le privé, s’ils en ont les moyens. Les autres verront leurs enfants formatés en salarié-es dociles selon la nécessité économique.
Les « pôles d’excellence » seront en effet rares, et le service d’orientation exsangue ne pourra les guider.

Autre fléau cette rentrée : la réforme des retraites. Elle est soi-disant imposée par la crise financière ou le vieillissement. En fait, cette réforme se concrétisera par un nouveau recul social dans un contexte de concentration des richesses au profit de quelques un-es et
d’accroissement des inégalités. Elle aura pour conséquence une baisse des salaires et des retraites, une dégradation des conditions de vie : travailler plus use plus !
Contre ce projet de régression sociale, SUD éducation revendique :
- 37,5 années de cotisation pour le privé et le public ;
- un âge légal de départ en retraite à 60 ans sans décote ;
- une répartition plus égalitaire des richesses et de la contribution au financement des retraites, notamment par une plus forte participation du capital.

Face à un gouvernement qui piétine sans vergogne nos droits, qui nous méprise et rêve de faire du service public d’éducation une entreprise concurrentielle, face à une clique qui préfère rendre indécentes les conditions de vie de la plupart pour le plus grand profit de quelques-un-es, ne transigeons pas, durcissons la lutte. Il est possible de contrer ce projet de société malsain. La très forte mobilisation du 24 juin montre notre capacité de mobilisation collective. En engageant une grève générale reconductible, nous pourrons développer des propositions bien plus justes.

SUD éducation 59/62 appelle le 6 septembre à la grève intersyndicale de l’éducation, et le 7 septembre à la grève interprofessionnelle en faveur des retraites par répartition.


Documents joints

Tract-édito 06-09-10
Tract-édito 06-09-10

Navigation

Articles de la rubrique

Agenda

<<

2017

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
27282930123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois