La recherche perdue dans l’espace !

mardi 27 janvier 2004

La situation de la recherche française ne cesse de se dégrader. Gel de crédits, baisse de budget, diminution voire absence de création de postes de chercheur-ses, enseignant-es chercheur-ses, ingénieur-es, technicien-nes et administratif-ves, transformation de postes statutaires en postes précaires (CDD), renforcement des pouvoirs locaux, du mandarinat et de l’arbitraire : nombreux sont les faits qui ont enfin provoqué la prise de conscience des étudiant-es et personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les propos lénifiants de la ministre de la recherche sur l’augmentation de 3,9% du budget n’ont trompé personne ; il s’agit effectivement d’une hausse, mais qui bénéficie aux financements privés de la recherche et aux fonds incitatifs ministériels, et non aux budgets des organismes publics. Une fois encore on nous dit les réformes inévitables... quand il s’agit de politiques gouvernementales délibérées visant à « transférer » au privé les charges sociales et le financement du service public.

Dans nos universités et nos laboratoires, nous constatons quotidiennement les difficultés de fonctionnement. Au-delà des problèmes conjoncturels qui font la une des médias, les syndicats SUD se battent au quotidien contre les carences et les inégalités qui minent le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche : élitisme et inégalités sociales d’accès à l’enseignement supérieur, sous-traitance de secteurs entiers, précarisation des personnels, blocage des salaires et des promotions... Plus généralement, nous nous opposons à la restructuration libérale du service public de l’enseignement supérieur et de recherche, menée à l’échelle nationale et européenne, et dont le LMD est la partie la plus visible. Nous refusons qu’aux logiques de service public et de solidarité se substituent les logiques de marché et de compétition.

L’enseignement supérieur et la recherche constituent des secteurs privilégiés d’expérimentation des pratiques libérales dans la fonction publique :
- les étudiant-es chercheur-ses, la plupart sans véritable statut et parfois même sans financement, représentent pourtant une part non négligeable des personnels chercheurs de nos laboratoires ;
- pour la première fois, 550 postes sont transformés en CDD dans les EPST ;
- le rapport Belloc préconise une définition individuelle du service des enseignant-es chercheur-ses par contractualisation avec leur président d’université tous les 4 ans ;

Ces transformations des statuts de la fonction publique d’Etat, en résonance avec la décentralisation des emplois TOS dans les 1er et 2nd degrés de l’éducation nationale, ne sont pas anodines au moment où le gouvernement et le MEDEF cherchent à faire passer le contrat de mission comme nouvelle norme de contrat de travail. Il est urgent de les combattre avant qu’elles ne s’étendent à l’ensemble de la fonction publique. De même qu’il est urgent de définir un statut des étudiant-es chercheur-ses en adéquation avec leur rôle dans les laboratoires, et d’intégrer l’ensemble de nos collègues (enseignant-es et chercheur-ses précaires, administratifs contractuels, etc.) dans la fonction publique.

À travail égal, statut égal, salaire égal !

Tous ensemble, imposons un financement public de l’enseignement supérieur et de la recherche et un véritable débat démocratique sur sa place dans la société !

jeudi 29 janvier 2004 MANIFESTONS à PARIS à 14 heures de Jussieu à Matignon

Les syndicats SUD combattent le néo-libéralisme appliqué à l’éducation et à la recherche comme aux autres services publics et à la société toute entière. C’est pourquoi nous agissons avec les autres syndicats du public et du privé au sein de l’Union Syndicale G10 ­ Solidaires, au côté des « sans » (chômeurs et précaires, sans papiers, sans logement, sans droits...), pour les droits des femmes, pour la protection sociale, contre le racisme... Notre choix d’un syndicalisme interprofessionnel, interca tégoriel, interdisciplinaire est aussi celui de règles de fonctionnement démocratiques intransigeantes.


Pour plus d’info, voir notre site : http://sud.recherche.free.fr


Commentaires

Agenda

<<

2017

 

<<

Octobre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2526272829301
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
303112345
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.