Edito septembre

jeudi 1er septembre 2011

L’année scolaire s’est close par un rassemblement intersyndical contre la suppressions de 1 800 postes d’assistant-es d’éducation et de CUI devant le rectorat. Malgré l’ampleur de ce rassemblement, la rectrice, une nouvelle fois est restée sourde, refusant de recevoir la délégation intersyndicale sur cette question. Mais la lutte contre la précarité restera cette année encore au coeur de nos revendications : non seulement en défendant les droits des précaires, mais aussi et surtout en essayant de faire cesser cette précarité, source de situations inadmissibles (chantage à l’emploi, transformation unilatérale des types de contrats, non réemploi brutal...) En effet la précarité gangrène l’ensemble de l’Éducation Nationale. Et cette précarisation contribue à détériorer les conditions de travail de toutes et tous, favorisant le démantèlement des statuts par un nivellement par le bas. SUD éducation revendique la titularisation de tou-tes les précaires.

Les suppressions de postes, les fermetures de classes vont provoquer des conditions d’accueil et de travail difficiles. Les choses ne risquent pas de s’améliorer avec les suppressions de postes de la prochaine rentrée déjà évoquées par le gouvernement. La disparition programmée des RASED et des COP – bientôt des CPE ? - nie la vocation d’un service public d’éducation de qualité avec une aide spécifique pour les élèves qui en ont le plus besoin, des conseils d’orientation pertinents pour chacun-e, un encadrement permettant la mise en place de pédagogies et de méthodes de travail efficaces. Tout cela concourt à une surcharge de travail (plus d’élèves, des tâches supplémentaires, compenser par miracle la disparition des COP à l’aide d’enseignant-es chargé-es de l’orientation, pallier l’absence de formation pédagogique des néo-titulaires...) Bref, travailler plus mais... gratuitement ! Et plus longtemps ! À cela s’ajoutent les fichiers informatiques et autres cahiers de texte numériques et les dérives qui en découlent (sécurité, exploitations et finalités de ces fichiers...)

On foule du pied allègrement les droits des TZR (nomination hors zone, hors discipline), repoussant les frontières devenues floues des statuts. Et dans les LP, déjà soumis aux pouvoirs économiques locaux, on subit des fermetures arbitraires de filières.

On assiste également au développement du harcèlement, des tentatives d’intimidation et de l’acharnement contre certain-es collègues enseignant-es ou non-enseignant-es.

On le voit, les raisons pour se chauffer sont déjà nombreuses. Si on ajoute, comme pour les autres secteurs, privés ou publics, la retraite, les salaires et le partage des richesses, la question de l’autonomie/dépendance, la sécu, la criminalisation du mouvement social alors il n’y a plus à hésiter : il faudra que ça chauffe et vite !

Rien ne sert d’attendre les urnes, c’est maintenant qu’il faut agir pour construire une large riposte interprofessionnelle, public/privé pour gagner cette fois.


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