Des établissements mobilisés

Point sur la mobilisation
mardi 18 octobre 2011

Nous avions parlé dans un article des majorations de service exigées par le rectorat dans une circulaire.

Cette volonté d’augmenter encore et toujours notre charge de travail se combine avec un surpoids hiérarchique ; l’extension de la précarité et la multiplication des contrats de droit privé conduit sans doute nombre de chef-fes à se prendre pour des DRH de base. Il s’agit d’empêcher les personnels, enseignant-es ou non-enseignant-es, de relever la tête pour lutter contre la transformation du service public sur le modèle du privé.
Et les salarié-es de tous secteurs se voient lésés pour le plus grand profit d’une pseudo-élite arrogante : tou-tes dans la lutte !

Sur le sujet des majorations de service, entre autres, plusieurs établissements se sont mobilisés, dont le lycée Jules Mousseron à Denain, le lycée Béhal à Lens, le lycée Malraux à Béthune, le lycée Montebello à Lille, le lycée Ribot de Saint-Omer, le lycée Blaise Pascal de Longuenesse, ou encore le collège Jean Moulin du Portel.

Mardi 4 octobre

Les enseignant-es du lycée Guy Mollet d’Arras se sont mobilisé-es contre les majorations de service pour protester contre cette augmentation du temps de travail, interprétation abusive du décret de 1950.
Ils et elles ont adressé un courrier à la rectrice sur ce sujet.

Jeudi 6 octobre

Comme prévu, ce jeudi a été une journée de grève contre les majorations de service et du temps de travail au lycée Vinci de Calais.
80% de grévistes ont été compté-es le matin, plus d’une cinquantaine de personne se sont rassemblées devant la mairie.
Vous trouverez le communiqué de presse de l’assemblée générale des professeur-es grévistes et le compte-rendu des décisions prises en AG dans un document joint ci-dessous.

Lundi 10 octobre

Assemblée générale sur les MAS (majorations abusives de service) au collège Jean Moulin du Portel.
Une lettre devrait être envoyée à la rectrice.
Mobilisation prévue le mardi 18 octobre.

Mardi 11 octobre

- Après une assemblée générale au lycée Berthelot de Calais, appel à la grève et à rassemblement le lundi 17 octobre.

- Nos collègues du collège Jean Jaurès d’Aire sur la Lys ont décidé de demander une entrevue par voie hiérarchique à la rectrice afin de revendiquer des postes. En effet, des postes d’AE et d’agents administratifs ont été supprimés malgré une hausse de l’effectif des élèves et des enseignant-es titulaires sont remplacés par des contractuel-les alors que des TZR sont nommé-es dans d’autres disciplines que dans la leur.

Jeudi 13 octobre

- Une délégation (2 AE, le CPE et 2 profs) du collège Jean Jaurès doit être reçue le lendemain par la rectrice de l’établissement. Les collègues du lycée Blaise Pascal ne se sont quant à eux pas vu accorder d’audience.

Vendredi 14 octobre

- Rassemblement d’une cinquantaine de personnes devant le collège Jean Jaurès d’Aire-sur-la Lys. Finalement la rectrice n’a pas eu le courage de venir, et s’est plutôt rendue au lycée Blaise Pascal et dans un LP... Elle a envoyé à la délégation son directeur de cabinet, M. Gosselin, entré par la porte des livraisons et non par l’entrée principale.Il s’est montré sec et méprisant, répondant même au téléphone pendant l’entrevue. Le CPE a été menacé d’une inspection pour voir s’il "utilise au mieux le personnel de la vie scolaire" ! M. Gosselin a refusé de recevoir le collègue de l’ULIS. Les collègues vont donc réfléchir à la suite à donner à leur mouvement.

- Lycée Guy Mollet à Arras : les enseignant-e-s concerné-e-s onf fait des lettres individuelles de contestation. L’AG des profs en lutte a décidé de faire une lettre de protestation collective à la rectrice.

- Lycée Robespierre à Arras : les enseignant-e-s ont décidé de refuser de surveiller les DS. Le proviseur a annoncé son intention de recruter des intervenants extérieurs pour la surveillance des DS lors d’une réunion avec les parents, dès la fin des vacances d’automne. Les enseignant-es qui n’ont pas été prévenu auparavant réagissent mal à cette dérive. Un courrier a été adressé aux parents. A suivre...

Mardi 18 octobre

- Point presse au collège Jean Moulin du Portel.

- AG au lycée Robespierre d’Arras.

- Lycée Malraux de Béthune - Rassemblement devant le lycée sur la question des majorations de service mais pas seulement. Rendez-vous avec l’administration pour avoir des infos sur les moyens et en demander. Présence de la presse au rassemblement.


Pour info :
- les préavis les plus récents de SUD éducation 59/62
- les préavis de la fédération SUD éducation pour toutes et tous et les modèles de déclaration d’intention pour le premier degré


Documents joints

courrier mollet rectrice 4 10 11
courrier mollet rectrice 4 10 11
GREVE lycee Vinci 6 10 11
GREVE lycee Vinci 6 10 11
courrier Robespierre parents
courrier Robespierre parents

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.