ET LE BONHEUR DANS TOUT ÇA ?

mercredi 22 février 2012

Les réformes du marché du travail....

Un projet du gouvernement pour résoudre les problèmes de délocalisation est d’imposer le chômage partiel aux salarié-es, qui verraient alors leur salaire baisser. Encore un cadeau pour le patronat d’autant que ce type de solution n’a pas empêché à terme, là où il a été appliqué… les délocalisations. Autre projet de loi : le travail le dimanche sur la base du volontariat pour respecter la liberté de travailler plus pour gagner plus, est hypocrite, ce pseudo-volontariat ignorant les pressions qui peuvent s’exercer sur les travailleurs/ses.Ces deux exemples montrent qu’on cherche avant tout à flexibiliser la main-d’oeuvre, diminuer les coûts salariaux au nom de la sacro-sainte compétitivité, restreindre le droit du travail et imposer de travailler plus pour gagner moins. On est loin de l’utopie de la « civilisation des loisirs » des années 70, aliénation au travail oblige.

… répercutées à l’Éducation Nationale.

Alors préparer nos élèves à la « modernisation » du monde du travail, le gouvernement s’en charge ! Ainsi si les suppressions de postes touchent essentiellement les lycées professionnels, c’est pour préparer la mise en place d’une formation soumise au diktat des entreprises locales. À terme, la formation des élèves de LP quittera l’Éducation Nationale pour être confiée à l’apprentissage, formations privées, avec la complicité des conseils régionaux, afin de disposer d’une armée de réserve corvéable, docile et peu payée. Exit toute idée d’éducation émancipatrice pour les élèves !
L’orientation doit également quitter le giron de l’Éducation Nationale ; elle est trop précieuse (entendre : est un marché pouvant être très rentable) pour être laissée aux seul-es COP. Tant pis si l’accès à l’information devient inégalitaire faute de service public.
Les RASED, qui pourtant donnaient une chance aux enfants qui ont des difficultés souvent liées à des conditions socio-économiques difficiles, sont en voie de disparition. Exit les RASED, et tant pis si on ne donne plus rien à celles et ceux qui n’ont déjà pas grand chose !

L’ Académie de Lille, un modèle ?

Notre académie souffre encore cette année de la saignée la plus importante au niveau national. Les suppressions de postes et les diverses réformes (allègement de certains horaires, diminution de choix d’options, effectifs lourds...) continuent à dégrader la qualité de l’enseignement et les conditions de travail. Aujourd’hui, ce sont les Lycées Professionnels, l’orientation, les réseaux d’aide qui sont touchés de plein fouet. Et demain, à qui le tour ? Nous sommes toutes et tous concerné-es à plus ou moins long terme. C’est pourquoi des établissements se mobilisent en ce moment pour dénoncer les suppressions de postes et toutes les mesures qui dénaturent notre métier et mettent en cause l’avenir de nos élèves.

Notre riposte doit être solidaire, aussi bien dans notre champ professionnel que dans l’interprofessionnel : les attaques contre les services publics, les droits du travail nous touchent toutes et tous. Soyons nombreux/ses le

24 mars à la manifestation à Paris

appelée par Solidaires pour montrer notre détermination à lutter tou-tes ensemble.


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