Ce n’est pas le moment de se disperser !

samedi 21 février 2004

De même qu’à l’Education Nationale, de nombreux secteurs professionnels se mettent en grève, parfois pour des journées ponctuelles comme c’est le cas également pour la santé, ou de manière reconductible comme chez les journalistes du secteur public, sans oublier les différentes pétitions (chercheurs, défense de l’ intelligence lancée par les Inrockuptibles et les actions fortes des professionnels de la justice contre la loi liberticide Perben II. A travers tous ces mouvements, dispersés en apparence seulement, s’exprime une conscience politique de fond contre ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler le « néo-libéralisme ». Bref, toutes ces mobilisations dont nous sommes refusent de voir l’éducation, la culture, la santé et le secteur social traités comme de vulgaires marchandises dont il faudrait par tous les moyens réduire les coûts de production et d’entretien.

A travers la politique du gouvernement, c’est l’ensemble des choix politiques européens qui sont visés. En effet, tout est lié : s’il s’agit de réduire le coût des services publics, de la culture, de la recherche, du travail, la précarité se développe et les salaires se voient compressés ; on ne peut donc ni opposer, ni même dissocier par exemple la lutte des collectifs de chômeurs contre la réduction de leurs droits et celle des sans-papiers pour la régularisation et les revendications d’augmentation d’augmentation de salairs des journalistes. Face à cela, le gouvernement n’a qu’une seule réponse, fidèle à son programme que ne désavouerait pas le Front National : les réductions budgétaires et les exonérations patronales (dont le RMA constitue un nouvel exemple scandaleux), la répression arbitraire, les expulsions massives, les pressions sur la justice, etc.

Malheureusement, comme souvent dans le syndicalisme, le corporatisme règne et chacun lutte dans son coin, de manière dispersée, courant ainsi à l’échec des revendications et à l’essoufflement des luttes. Pourtant, la convergence de fond existe puisqu’il s’agit de s’opposer tous ensemble à une politique qui développe la précarité, s’attaque à la couverture sociale et à l’éducation et ne propose comme réponse à la misère sociale que le coup de matraque !

On ne peut plus se contenter de simples journées d’action sans lendemain. Si la grève du 12 mars se limite à cela, elle ne fera qu’accentuer un peu plus le ressentiment, le désespoir et la désyndicalisation des personnels. Malheureusement, on a de plus en plus l’impression que les grandes centrales syndicales ne cherchent même plus à faire aboutir leurs revendications, par exemple contre les suppressions de postes.

Pour éviter cela, il est nécessaire de déborder le cadre syndical traditionnel, comme nous l’avons fait au printemps, syndiqués et non syndiqués s’organisant en assemblées générales souveraines, du moins lorsqu’elles parvenaient à éviter les manipulations et surtout les blocages de bureaucrates professionnels d’un syndicalisme discrédité.

C’est ce à quoi nous appelons ! Agissons avec tous les autres secteurs qui se mettent dans l’action sans parcelliser nos appels. Et dans nos établissements, maintenant que nous savons au cas par cas combien de postes nous perdons et combien de précaires sont mis à la porte, organisons partout des assemblées générales dans la perspective de cesser le travail sur la seule base juste : pas de suppressions de postes et titularisation sans condition de tous les précaires !


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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.