Au Québec, la grève étudiante continue et la répression s’abat

SUD éducation 59/62 solidaire de la lutte en cours
vendredi 31 août 2012

Depuis quelques jours, dans le cadre de la rentrée forcée des universités québécoises, des AG étudiantes ont voté démocratiquement la poursuite de la grève contre la hausse des frais de scolarité décidée par le gouvernement Charest. C’est le cas de départements de l’Université de Montréal et de l’UQAM. A quelques jours des élections anticipées organisées par le pouvoir (le 4 septembre prochain) dans le but de noyer la contestation, ce dernier a décidé de déployer tout l’arsenal répressif mis en place par la liberticide loi 12/projet de loi 78. Des étudiant-e-s ont été arrêtées, les directions de lUQAM et de l’UdM ont demandé à la police d’intervenir au sein même de leurs locaux pour casser les piquets de grèves et des enseignant-e-s encore en lutte commencent à recevoir des amendes de plusieurs centaines d’euros, certain-e-s pour des manifestations auxquelles ils/elles ont participé pacifiquement... en avril dernier. D’une manière général, le pouvoir a ciblé celles et ceux qu’il estime « irréductibles » et les menaces de la hiérarchie sont désormais explicites (menaces de sanctions, de renvois pour les profs, d’interdiction d’inscription, et de non-validation de l’année universitaire pour les étudiantes etc). De plus, de nombreux témoignages et documents vidéos attestent de la violence avec laquelle ont pu se dérouler les interventions policières dans ces universités. Il est clair que Charest, dans cette période électorale entend passer pour « l’homme de la situation » et qu’il bafoue éhontément tous les principes de la démocratie universitaire.
Aux étudiant-e-s, notamment à celles et ceux qui sont toujours mobilisé-e-s dans la CLASSE, aux professeur-e-s qui les soutiennent, notamment au sein du collectif des Profs contre la hausse, nous adressons à nouveau toute notre solidarité et notre soutien complet. Nous leur disons à nouveau que le combat qu’ils mènent est un combat juste et qu’il nous concerne toutes et tous à travers le monde. Vous n’êtes pas seul-e-s !
Au pouvoir et à ses adjuvants, à la police, nous adressons le message suivant :
- Nous exigeons qu’ils stoppent la répression et la violence dont sont depuis déjà trop longtemps victimes les étudiant-e-s et les professeur-e-s en lutte.
- Nous exigeons que les votes de grève, démocratiquement adoptés par les AG des associations étudiantes, soient eux-mêmes respectés par la hiérarchie universitaire et le pouvoir.
- Nous exigeons l’abrogation immédiate de la loi 12 au nom des accords internationaux concernant le respect des libertés élémentaires et des droits de l’homme, accords ratifiés par le Québec et le Canada.
- Nous informons par tous les moyens à notre disposition les forces progressistes du monde entier et nous ne resterons pas indifférents aux atteintes aux droits de l’homme dont se rend aujourd’hui coupable le pouvoir québécois.


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