GREVE DU 27 MAI : POUR UNE CONVERGENCE DES LUTTES

vendredi 21 mai 2004

Ci-dessous et joint le texte adopté en conseil fédéral.

18 mai, 25 mai... mais encore ?

Au printemps 2003, des milliers de salariés de l’Education Nationale, de toutes catégories, se sont engagés dans la plus longue grève qu’ait connu l’Ecole Publique. Là, les grévistes, partout en France dans les manifestations, les assemblées générales, les réunions d’information auprès des parents d’élèves, ont montré leur opposition à la contre-réforme libérale du système de retraite, mais aussi l’attachement des personnels à l’unité du service public et laïque d’Education Nationale.

Dans leur immense majorité, soutenus largement par la population, les personnels se sont exprimés contre le transfert des TOS aux régions et aux départements.

Partout, nous, militants de SUD Education, avec les militants des autres organisations syndicales et des non syndiqués, avons expliqué que le transfert des personnels TOS constituait la première étape d’un processus de démantèlement et de privatisation de nombreux services à l’intérieur du système éducatif.

En conformité avec l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), le gouvernement entend aujourd’hui mener son projet à terme, malgré l’opposition de la rue et des urnes.

Le 12 mars, de nouveau, des milliers de grévistes ont réaffirmé, au milieu d’autres revendications, leur opposition au transfert des 95 000 TOS de l’Education Nationale aux collectivités locales. Dans plusieurs départements, les militants de SUD Education se sont invités à ce nouveau rendez-vous « unitaire ».

Depuis, le gouvernement a subi un énorme revers électoral. Fin mars il était très affaibli. A ce moment, il était possible de le contraindre à céder face à l’action syndicale unitaire et indépendante. Avec d’autres, et avec les TOS surtout, SUD Education a tenté de relancer la mobilisation en région parisienne et dans quelques départements autour du premier avril.

Les directions des organisations syndicales majoritaires ont préféré attendre d’hypothétiques accords entre le premier ministre et les nouveaux présidents de régions. Aujourd’hui elles proposent aux personnels une action par procuration pour les seuls TOS le 18 mai à Paris et, une semaine plus tard, une grève de 24 heures à un moment où de nombreux personnels sont déjà engagés dans les tâches de fin d’année et de préparation des examens. Une vraie fausse action un jour, une grève de 24 heures une semaine plus tard. Fallait-il vraiment en rajouter à la floraison des journées d’actions secteur par secteur de cette fin de mois de mai ?

La fédération des syndicats SUD Education, qui une fois de plus n’a pas été associée aux discussions « unitaires » précédant ces initiatives, pense que ce montage n’est pas adapté à la situation.

Raffarin - Chirac, le Medef et consort n’ont en rien renoncé à leur politique de casse sociale et de remise en cause des services publics. Face à cette volonté de démantèlement réaffirmée par Sarkozy, l’unité dans l’action interprofessionnelle est la seule alternative au fait d’être battus les uns après les autres, secteur par secteur.

Le 27 mai, les agents EDF-GDF de toute la France manifesteront à Paris contre la privatisation de l’énergie. Déjà des initiatives sont prises pour faire de cette journée le marche-pied d’une véritable reprise de l’action interprofessionnelle.

Aux côtés de l’Union Syndicale Solidaires dont elle est membre, la fédération des syndicats SUD Education souhaite travailler à cette unité interprofessionnelle. En ce sens elle dépose un préavis de grève afin de favoriser l’investissement de ses équipes militantes dans cette dynamique de lutte. Une grande manifestaion interprofessionnelle le 27 mai à Paris en défense des services publics serait également une étape dans la construction du rapport de force énorme qu’il nous faut construire pour défendre et renforcer les services publics et préserver l’assurance maladie.

Parce que la régression sociale ne se négocie pas. Parce que ce gouvernement a montré dans le conflit des retraites sa détermination à infliger une défaite au mouvement syndical, nous n’aurons pas d’autre choix que la grève générale.

Saint-Denis, le 18 mai 2004

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Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

Documents joints

Communiqué de la Fédération des syndicats SUD (...)
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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.