Bibliothèque militante

mercredi 8 mars 2017
par  permanence

Sudeducation dispose de quelques livres notamment sur les questions de pédagogie alternative . Ils sont disponibles à la bourse du travail de Lille et peuvent être transmis lors des réunions du syndicat (CS, AG, stages, etc). Dans tous les cas, contactez-nous !

- Apprendre à désobéir, petite histoire de l’école qui résiste. Laurence Biberfeld et Grégory Chambat, éditions Libertalia, 2013.

De l’œuvre éducative de la Commune de Paris à la dénonciation du fichage informatique des élèves, de la naissance du syndicalisme dans l’éducation aux écoles populaires kanaks des années 1980, en passant par les luttes antihiérarchies ou la résistance à la « rééducation » vichyste, cet ouvrage retrace cent cinquante années de lutte et d’insoumission dans et contre l’institution scolaire. Enseigner la désobéissance, c’est remettre en question toutes les dominations qui entravent, c’est créer l’espace où s’exercera une souveraineté qui n’est pas celle de l’isoloir, mais qui se vit dans la rue, au village, à l’usine, au bureau, dans la famille, etc. Mais est-ce que la liberté peut s’enseigner ? Ce livre l’affirme. Préparer des humains à l’autonomie, à l’égalité, à un monde délivré de toute oppression ne saurait se faire au moyen de l’autorité. Au contraire, non-directivité et exercice précoce de la responsabilité personnelle seront privilégiés par la pratique de la coopération concrète. Enseigner la désobéissance, c’est « faire l’école » pour la liberté.

- Changer l’école, de la critique aux pratiques. N’autre école, éditions Libertalia, 2014

Des enseignants qui contestent et qui travaillent. Qui ne pataugent pas dans la récrimination, mais construisent autrement le quotidien de leur classe. Qui n’oublient pas non plus ce qu’il y a tout autour de l’école : le quartier, la société, le proche étranger. Ces enseignants – mais aussi ces parents, ces ouvriers d’entretien – témoignent et réfléchissent dans un trimestriel, N’Autre École, ouvertement radical et radicalement ouvert. Comment faire vivre la démocratie à l’école ? Comment sortir de l’évaluation chiffrée ? Comment vivifier les savoirs ? Comment redonner à l’éducation sa perspective émancipatrice ? Ce volume présente, sous forme d’anthologie, quelques-unes des pierres de ce chemin collectif, quelques réponses de praticiens qui vivent leurs idées et construisent, pas à pas, l’école de l’émancipation.

- L’école des barricades, 25 textes pour une autre école, 1789-2014. Grégory Chambat, éditions Libertalia, 2014

« L’instruction est comme la liberté, elle ne se donne pas, elle se prend… » (Jacotot). 
Vingt-cinq textes, mis en perspective et en contexte, pour explorer deux siècles et demi de réflexions et de pratiques qui tissent les liens entre contestation de l’ordre scolaire et de l’ordre social. De Charles Fourier à la revue N’Autre École, en passant par Bakounine, Célestin Freinet, les établissements autogérés ou l’insurrection du Chiapas se lisent les continuités et les ruptures de ces luttes sociales et pédagogiques pour une autre éducation dans une autre société. Et si cet ouvrage consacre une large place à ces trente dernières années, c’est aussi pour mettre en exergue la permanence et l’actualité de ces combats face aux résignations et aux tentations réactionnaires.

- Entrer en pédagogie Freinet, Catherine Chabrun, éditions Libertatlia, 2015

Quand on s’intéresse aux « chemins des émancipations concrètes », l’étude de la pédagogie Freinet relève assurément de l’évidence. Le mouvement impulsé et inspiré par l’instituteur de Vence au début des années 1920 se confond avec l’histoire des alternatives pédagogiques et de la contestation du modèle scolaire français. Une contestation qui s’est installée, non sans combats et polémiques, au sein même de l’institution qu’elle entend subvertir. Cette volonté d’agir dans le cadre du service public d’éducation, cet engagement revendiqué auprès des milieux populaires, a contribué et contribue toujours à faire de la pédagogie Freinet un élément moteur des pratiques pédagogiques émancipatrices. Aujourd’hui encore, des centaines d’enseignantes et d’enseignants s’inspirent de ces pratiques auprès de milliers d’élèves qui travaillent et vivent dans des classes coopératives.
Avec ce livre, nous entendons proposer une clé d’accès à la pédagogie Freinet, en faisant entendre les « voix » de toutes celles et de tous ceux qui ne se satisfont pas de l’école telle qu’elle est et qui souhaitent la transformer en changeant leurs pratiques au quotidien.

- Pédagogie et révolution, questions de classe et relectures pédagogiques. Grégory Chambat, éditions Libertalia, 2015

Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse. Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier.
De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice. Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font…
Montaigne l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… il est temps de souffler sur les braises !

- Trop classe, enseigner dans le 9-3. Véronique Decker, édition Libertalia, 2016

De Zébulon à Zyed et Bouna, sans oublier Albertine et Mélisa, N’Gwouhouno ou Yvette… du syndicat à la pédagogie de la « gaufre », des Roms à la maman sur le toit, Véronique Decker, enseignante et directrice d’école Freinet à Bobigny (Seine-Saint-Denis), éclaire par petites touches le quotidien d’une école de « banlieue ».
Au fil de ses billets, il est question de pédagogie, de luttes syndicales, de travail en équipe, mais surtout des élèves, des familles, des petits riens, des grandes solidarités qui font de la pédagogie un sport de combat… social.
Loin du déclinisme d’« intellectuels » pérorant sur l’école, des ségrégations institutionnelles ou du libéralisme et de sa fabrique de l’impuissance, c’est une autre école, en rires, en partages, en colères, en luttes qui se dessine, avec « des craies de toutes les couleurs, sur le tableau noir du malheur… » De l’autre côté du périph. Trop classe !

- L’école des réac-publicains, la pédagogie noire du FN et des néoconservateurs. Grégory Chambat, éditions Libertalia, 2016

L’École est le champ d’intervention privilégié d’une galaxie intellectuelle et médiatique caressant le rêve de rétablir un état scolaire – et social – ancien.
Pour ces « réac-publicains » (Natacha Polony, Jean-Paul Brighelli, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour…) évoquant inlassablement l’effondrement du niveau et la décadence de l’institution, le redressement de l’École préfigurerait la restauration de l’ordre et de la nation. Leurs incessantes et virulentes polémiques s’inscrivent dans une tradition méconnue, celle de l’intérêt jamais démenti de l’extrême droite pour l’éducation.
Cet ouvrage relate l’histoire de cette « pédagogie noire » et décrypte ses déclinaisons contemporaines afin d’en révéler les enjeux sociaux et idéologiques.
Entre les sirènes du « nostalgisme » réactionnaire et le renoncement à toute perspective de transformation, il s’agit de retrouver le chemin d’une pédagogie de l’émancipation.

- Le Maître insurgé, articles et éditoriaux 1920-1939. Célestin Freinet, éditions Libertalia, 2016

« Il ne suffit plus de développer, d’améliorer, de réformer l’enseignement, il faut le… révolutionner. » (Célestin Freinet) C’est d’abord dans les colonnes de la revue syndicale L’École émancipée puis dans celles de L’Éducateur prolétarien que Célestin Freinet (1896-1966) a témoigné de ses engagements sociaux et éducatifs. Ses réalisations pédagogiques, au sein de l’institution scolaire publique, n’avaient pour lui de sens qu’adossées à la lutte des dominé-e-s pour renverser l’ordre établi.
On ne peut œuvrer à une autre école sans se soucier de la marche du monde, sans s’attacher, dans et hors de la classe, à le transformer. On ne peut lutter contre la montée du fascisme, les crises générées par le capitalisme, le développement de la misère et des guerres, en perpétuant, à travers ses pratiques quotidiennes, une pédagogie conservatrice, autoritaire et inégalitaire. Tel est l’héritage du pédagogue et du militant que fut Célestin Freinet dont on suit ici le cheminement et le mûrissement de la pensée. L’année 2016 marque un double anniversaire : celui du cinquantenaire de sa sa mort (1966). Mais aussi l’anniversaire du Front populaire, tant en France qu’en Espagne, dans lesquels Freinet plaça ses espoirs. À travers ce choix d’écrits publiés entre 1920 et 1939, se révèle l’actualité des combats d’un instituteur révolutionnaire qui voulait tout à la fois changer le monde et l’école. Édition établie et annotée par Catherine Chabrun et Grégory Chambat.


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