Bienvenue dans votre future profession

tract IUFM
mercredi 20 septembre 2006

Vous avez choisi les carrières de l’enseignement. Quelle que soit votre motivation, vous êtes avant tout des salarié(e)s. Comme tout(e) salarié(e), vous êtes astreint à un travail défini, dans des conditions pas toujours faciles. Comme tout(e) salarié(e), vous recherchez à la fois un métier épanouissant et de bonnes conditions de travail, mais également un revenu suffisant et régulier. Comme tout(e) salarié(e), vous avez le droit de vous syndiquer et de faire entendre vos revendications, y compris par la grève.

Vous êtes aussi en charge d’une mission de service public. Face aux assauts du libéralisme, qui rêve de faire de l’éducation un marché ouvert à la concurrence, vous aurez, nous en sommes certains, envie de défendre cette notion de service rendu au public, parce qu’elle est autant un gage d’égalité sociale et géographique dans l’accès à la culture, qu’un gage de solidarité.

Et puis, vous avez choisi l’enseignement. Et ce n’est pas tout à fait un métier comme un autre. Parce qu’il nous met en contact direct et permanent avec des personnes, et pas à n’importe quel stade de leur vie : celui où se forgent les personnalités. Vous aurez, nous n’en doutons pas, le souci d’offrir à tous une formation de qualité.

Dès cette année de stage, vous éprouverez peut-être le besoin de faire valoir vos droits, de vous défendre, de protester contre une mesure injuste prise à votre encontre. Vous aurez peut-être envie aussi de faire évoluer les choses, de voir des changements dans l’IUFM, dans l’école, dans la société. Vous ferez vite l’expérience qu’on est plus fort tous ensemble que tout seul .

Défendez vos droits, votre avenir, et celui de l’Education Nationale

Comme stagiaires, vous êtes aujourd’hui de simples « moyens d’enseignement » (comprenez « bouche-trou ») nommés par le rectorat en fonction des manques dans les établissements et au détriment de votre formation. SUD-Education demande que la formation soit prioritaire pendant l’année de stage.
Ainsi, jusqu’à une date récente, certains stagiaires (PLP notamment) étaient affecté(e)s en « doublette » dans la classe d’un tuteur et la prenait progressivement en charge, bénéficiant d’une aide véritable et adaptée à chacun. Désormais, vous êtes dès le premier jour en responsabilité...et advienne que pourra !

Vous entrez aussi dans la Fonction Publique, et vous vous attendez conformément aux statuts, à avoir un poste dans un établissement à l’issue de votre année de stage. Rien n’est moins sûr : vous risquez fort d’être nommé(e) sur un poste à « complément de service » dans un ou deux autres établissements, parfois éloignés l’un de l’autre ; ou encore, si vous êtes remplaçant(e), vous pourrez être nommé(e) sur des postes spécialisés (type SEGPA, EREA...) sans en avoir fait la demande et sans formation adéquate.

Et puis il y a l’avenir. Les propositions du rapport Thélot préconisent l’allongement de 4 à 8 heures de la durée du travail, le renforcement de la hiérarchie dans l’école primaire ainsi que la « polyvalence » des enseignant(e)s dans les disciplines excédentaires ... Bon courage !
Votre statut même de fonctionnaire risque d’être menacé. Ainsi, le Conseil d’Etat prévoit, dans son rapport 2003, d’instaurer des contrats « librement » négociés entre le fonctionnaire et son « autorité gestionnaire »...ce qui remettrait en cause l’égalité de traitement assurée actuellement par le système de barème valable pour tous.
Au-delà, la réforme de décentralisation concernant pour l’instant les personnels TOS (Techniciens Ouvriers de Service) des établissements, est la voie vers une privatisation rampante de l’Education Nationale, conformément aux voeux des organismes internationaux comme l’OCDE, ou d’accords comme l’AGCS, pour qui l’éducation comme la santé sont des marchandises comme les autres qu’il faut rentabiliser.

Enfin, du fait de la réforme des retraites votée malgré les mouvements de mai-juin 2003, vous entrez dans cette profession pour 40, sans doute 42, voire 45 ans. Cela mérite aussi une réflexion et une réaction collectives pour s’opposer à cette régression sociale.

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Ci dessous, le tract recto verso en PDF avec une présentation de SUD éducation, de Solidaires et les grandes revendications du syndicalisme alternatif que nous defendons.

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.