ASSISTANT-E PÉDAGOGIQUE.

mardi 27 mai 2008

Les assistant‑e‑s pédagogiques (AP) sont des AE (voir les dispositions particulières concernant ces personnels) qui sont théoriquement destinés à travailler auprès des élèves en difficulté dans les quartiers de relégation et plus particulièrement dans les Réseaux Ambitions Réussite notamment pour un assurer un « appui aux personnels enseignants pour le soutien et l’accompagnement pédagogiques » (2° de l’art 1 du décret du 6 juin modifié).
Avec le décret 2008-316 du 4 avril 2008 et les modification du 27 mai 2008, plusieurs dispositions les concernant ont été modifiées.

Textes de référence

- Décret n°2003-484 du 6 juin 2003 dans sa version consolidée du 27 mai 2008 (modifié par les décrets 2005-1194 du 22 septembre 2005 et le décret n°2008-316 du 4 avril 2008) fixant les conditions de recrutement et d’emploi des assistant‑e‑s d’éducation (AE))
- Circulaire n°2006-065 du 5 avril 2006

Les fiches de la commission fédérale Précarité

LES PARTICULARITÉS PRÉSERVÉES

Les AP doivent avoir un « diplôme sanctionnant au moins deux années d’étude après le le baccalauréat ou de niveau II ». (art 3 du décret du 6 juin modifié)

Dans le cadre de « l’appui aux personnels enseignants pour le soutien et l’accompagnement pédagogiques », les AP bénéficient d’un temps de préparation de leurs intervention devant les élèves qui est inclus dans leur temps de travail. C’est aux chefs d’établissement de fixer le volume d’heure correspondant dans la limite de 200 heure pour un temps plein. (circulaire n°2006-065 du 5 avril 2006)

Les AP sont recrutés sur une durée maximale de 36 semaines. (art 2 du décret du 6 juin modifié)

LES CHANGEMENTS D’AVRIL-JUIN 2008.

Les AP peuvent désormais être recrutés pour un plein temps (art 4 du décret du 6 juin modifié) De plus, ils peuvent exercer toutes les autres tâches qu’exercent les autres AE notamment les tâches de surveillance, de soutien scolaire, etc. (art 1 du décret du 6 juin modifié)


COMMENTAIRES

La création en 2005-2006 du statut d’Assitant-e-s Pédagogique, était, au même titre que la création du Réseau Ambition Réussite la pseudo réponse de l’État à la révolte des quartiers populaires d’octobre-novembre 2005. Ils ont permis à l’État de recruter des précaires sur diplômé‑e‑s (de préférence préparant les concours de recrutement de l’Education Nationale) pour pallier les suppressions de postes d’enseignant‑e‑s. Souvent considéré‑e‑s comme des supplétifs enseignants (pour un SMIC horaire !) ils sont régulièrement exploités par l’Administration voire des enseignant‑e‑s notamment labellisés Ambition Réussite. Les AP sont des collègues dont le seul chef de service est le/la chef d’établissement, il convient donc de rappeler à l’ordre les enseignant-e-s qui se prendraient pour des caporaux de l’Education.

Les AP ne sont pas des profs, ils/elles doivent impérativement refuser d’assurer la gestion d’une classe entière, y compris pour des tâches méthodologiques.

La situation avant les modifications d’avril-mai 2008 étaient déjà peu reluisante, désormais les AP deviennent précaires à tout faire (profs précaires et sous payés, surveillant-e‑s, soutien scolaire, etc.).


Documents joints

Assistant-e-s Pédagogiques (PDF)
Assistant-e-s Pédagogiques (PDF)
circulaure Assistant-e-s Pédagogiques
circulaure Assistant-e-s Pédagogiques
décret assistant-e-s d'éducation
décret assistant-e-s d'éducation
Droits des personnels précaires de l'Education (...)
Droits des personnels précaires de l'Education (...)

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Brèves

CUI - CAE : quelques droits à faire respecter

mercredi 4 février 2015

Les contrats CUI-CAE sont des contrats de droit privé, c’est-à-dire encadrés par le Code du travail. La norme de celui-ci est le CDI. Le CUI-CAE est une dérogation au CDD : l’employeur reçoit une subvention de l’État et doit en contrepartie assumer l’insertion professionnelle de la personne qu’il emploie en lui fournissant une formation qui est plus qu’une aide à la prise de poste.

Dans les faits, c’est rarement respecté : l’Éducation nationale use et abuse de ce type de contrat pour disposer d’une main d’œuvre bon marché, qui n’a pas les mêmes droits que les autres, et qu’elle estime corvéable à merci.

Ainsi elle profite de la possibilité de modulation pour en faire une annualisation, et imposer aux personnels 24h hebdomadaires payées 20h.

SUD éducation s’oppose radicalement à cette exploitation et revendique des embauches sous le même régime de droits et de salaire.

Par ailleurs, SUD éducation défend au quotidien les personnels face aux nombreux abus de la hiérarchie. Ce petit tract a pour objectif de rappeler quelques droits, à destination des personnes en CUI-CAE effectuant des missions d’auxiliaire de vie scolaire (AVS), d’aide administrative ou de surveillance dans les écoles ou établissements du second degré.

Quelques droits en CUI-CAE par la fédération SUD éducation. En cas de problème, contactez-nous !

Et voilà le travail !

mercredi 17 décembre 2014

La deuxième édition de la brochure de SUD éducation sur les conditions de travail est sortie, vous la trouverez ici.

Et voilà le travail : campagne fédérale pour l’amélioration de nos conditions de travail

lundi 11 mars 2013

Vous trouverez en suivantce lien tout le matériel à diffuser pour lutter contre la dégradation de nos conditions de travail.

MASTERS DE L’ECONOMIE/CIC:UNE VICTOIRE CONTRE LA MARCHANDISATION DE L’ECOLE

mercredi 6 octobre 2004

Un jugement récent du Tribunal Administratif de Cergy Pontoise condamne le jeu des Masters de l’Economieorganisé par le groupe CIC.

Gilbert Molinier, professeur de philosophie au lycée Blanqui de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et élu au CA s’était opposé, en vain, à l’organisation de ce jeu dans son établissement. Le proviseur et la proviseure-adjointe avaient porté plainte et engagé une procédure judiciaire contre lui.

Aujourd’hui le TA de Cergy-Pontoise donne raison à notre collègue, sans toutefois accéder à sa demande de remboursement des frais judiciaires engagés pour sa défense.

Malgré ce jugement en demi-teinte, l’arrêt du TA de Cergy-Pontoise fera jurisprudence et constitue un avertissement pour les chefs d’établissement et gestionnaires enclins à favoriser l’intrusion des marques et de la publicité dans les établissements publics.

Le dossier complet de l’affaire est consultable sur le site de Gilbert Molinier