DARCOS 2 : la restauration !

mardi 22 mai 2007

Saint-Denis, le 18 mai 07

Ce ne sont pas 100 jours qu’il aura fallu à Xavier Darcos pour rejoindre l’Education nationale mais trois années. Rappelons-nous le Grand débat sur l’école en 2004, la Lettre coécrite avec son Ministre de tutelle Luc Ferry où il écrivait : « Revenons aux bons exercices d’autrefois et l’école sera bien gardée... ». De sa biographie de ministre délégué à l’enseignement scolaire chargé d’appliquer les mesures d’économie drastiques du gouvernement Raffarin jusqu’en 2004, on retiendra aussi des propos sur la sanctuarisation des établissements dits difficiles et les blouses grises.

Le Darcos nouveau s’est discrètement introduit dans la campagne électorale de Sarkozy en mars dernier avec un rapport dont les éléments dessinent la trame de ce qui nous attend. Derrière des propos hautement démagogiques au sujet des décrets de Robien (sur les décharges horaires dans le secondaire) dont il demande la suspension car ils frappent « les meilleurs de nos professeurs » (ceux des classes terminales !), sur le plus beau métier du monde etc., il prescrit ses remèdes à haute dose de mérite, travail, effort. Affichant la volonté de poursuivre la politique libérale en vigueur depuis plusieurs années en livrant le secteur scolaire au marché et à la concurrence, il conjugue clairement hausse des rémunérations des enseignants et transformation en profondeur du métier (sur la base des audits réalisés sur les lycées et collèges) :

- Suppression de la totalité des décharges des enseignants.

- Annualisation du service pour que le temps horaire dû soit effectivement assuré avec un allongement de la durée de l’année scolaire (de 32 à 36 semaines effectives).

- Réduction de 20% des heures de cours.

- Suppression des dédoublements partout sauf en langues, sciences expérimentales et enseignements technologiques.

- Augmentation des heures supplémentaires via les études dirigées, le soutien scolaire, le remplacement de courte durée.

- Prime au mérite au vu du résultats élèves !

Flexibilité accrue du travail enseignant contre « plus » d’argent ? On n’en veut pas !

SUD éducation s’oppose à ces menaces de division des personnels et continuera à se battre pour la réduction de temps de travail, pour l’égalité des salaires et l’augmentation des postes !


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Brèves

Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

Inscrivez-vous pour recevoir des informations régulières de SUD éducation

samedi 20 décembre 2014

Vous pouvez vous inscrire à une liste de diffusion électronique pour recevoir des informations de SUD éducation : le formulaire est ici.

Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006