tous et toutes en grève le 18 octobre

adresse aux personnels de l’Éducation nationale
mardi 2 octobre 2007

Ils font ce qu’ils ont promis... en pire !

Après un été de mauvais coups (lois sur l’autonomie des universités, le service minimum, la récidive...), le gouvernement ne nous laisse aucun répit et multiplie les fronts : forcing sur les expulsions et l’enfermement de sans-papiers, tarissement annoncé du budget pour l’Éducation nationale, non-remplacement d’un départ sur deux d’ici 2009 dans la Fonction publique, vote d’une nouvelle loi sur l’immigration, ignoble, avec fichage ADN des postulants à l’immigration « choisie » et enfin, le discours de Sarkozy au Sénat le 19 septembre, n’annonçant rien de moins que la désintégration de la Fonction publique.

La suppression de 22843 postes en 2008 et l’annonce de la poursuite à ce rythme infernal durant trois ans s’accompagne de la casse du « carcan des statuts » avec l’introduction de contrats de droit privé « de gré à gré », l’achat des démissions via un « pécule » d’incitation au départ. L’atomisation... mais toujours aucune compensation de la baisse de pouvoir d’achat des enseignants de 20 % en quinze ans !

La révolution culturelle annoncée par Sarkozy, c’est la fin du service public et la mainmise de la loi du fric sur nos vies !

Dans l’Éducation nationale, l’urgence est à la mobilisation :

- aggravation des conditions de travail : effectifs, enseignements obligatoires et options non assurés, postes non pourvus (vie scolaire, COP, infirmières...).

- assouplissement (puis suppression) de la carte scolaire, qui a déjà des effets catastrophiques.

- suppression de 11200 postes à la rentrée 2008, qui s’ajoutent aux milliers de postes supprimés depuis 5 ans, étape vers le non-remplacement de la moitié des départs en retraite de la Fonction publique.

- recours généralisé aux heures sup, politique de restriction des postes et de précarisation des personnels, sans augmentation de leurs salaires.

- chômage pour plusieurs milliers de non-titulaires (contractuels, vacataires, AED, CAE...), pas de garantie de réemploi ni de rémunération à temps plein pour les contractuels en CDI.

- pour les personnels TOS, les méfaits de la décentralisation continuent : suppression de 400 postes administratifs, perte du droit fondamental à la mutation pour les personnels n’ayant pas opté pour la Fonction publique d’État, les autres devant se vendre en faisant du porte-à-porte pour muter.

Les atteintes aux droits sociaux pleuvent de toutes parts :

- remise en cause des régimes spéciaux de retraite dans l’objectif de préparer l’allongement de la durée de cotisation pour l’ensemble des salariés public/privé en 2008.

- projet de franchises médicales qui menacent clairement tout le système de remboursement solidaire de la Sécurité sociale.

- atteinte au droit de grève dans les transports et menace d’extension, notamment dans l’Éducation.

- répression contre les syndicalistes et les militants, contre les sans-papiers, pourchassés sans répit...

Pour mettre un coup d’arrêt à cette politique,

la Fédération SUD Éducation estime que la construction d’une mobilisation s’inscrivant dans la durée est la seule réponse efficace aux attaques actuelles contre les solidarités acquises par un siècle de luttes. Elle veut pour cela inscrire son action dans la construction logique et patiente d’une grève générale interprofessionnelle. Elle poussera donc à cette action en intersyndicale, pour toutes les catégories de personnels.

il faut que chacun de nous agisse, là où il est, pour construire la mobilisation.

Nous sommes tous concernés par la remise en cause de nos retraites, de notre sécurité sociale, par le droit à des services publics de qualité. C’est pourquoi nous appelons à des AG d’établissements, de secteurs... pour mettre en débat la grève et les modalités de son succès.

Nous appelons les personnels à rejoindre les mobilisations annoncées (29/09 : franchises médicales, 18/10 : démantèlement de la Fonction publique, 22/10 : soutien à Florimond Guimard, militant RESF poursuivi pour délit de solidarité avec les sans-papiers...) et à tout mettre en œuvre pour qu’elles convergent : le 18 octobre notamment ne doit pas être une journée sans lendemain, mais la première étape de la construction du vaste mouvement unifiant les salariés, la jeunesse, les précaires, les chômeurs, seul capable de mettre en échec la politique gouvernementale.


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Brèves

Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

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samedi 20 décembre 2014

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Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006