La semaine des quatre jeudis

lundi 1er octobre 2007

Ecole sur 4 jours, famille ou heures sup le samedi !

Le suspense semble levé d’après les déclarations de notre ministre, exit le samedi mais aussi le mercredi matin ! Vive la semaine de quatre jours au niveau national !

On se rappelle avec amusement qu’il y a à peine deux ans, les enseignants parisiens de maternelle avaient reçu comme mission de faire la chasse aux bambins et à leurs parents, récalcitrants au réveil matinal le samedi matin.

Sans aucune concertation, ILS ont tranché pour nous. Pourquoi une telle rapidité ? Il suffit de relire les déclarations de Sarkozy et de Darcos sur la part trop importante des heures travaillées par les élèves français par rapport à leurs camarades européens. La semaine de quatre jours est donc une des étapes de la baisse des horaires d’enseignement décrétée au sommet de l’Etat.

Qu’est-ce que ça cache pour les enseignants dont le temps de travail ne sera pas diminué ? En outre, quid du réseau d’aide (RASED) en charge des enfants en difficulté (apprentissage, relations à l’école) directement menacé si les 3 heures « dégagées » par le samedi matin sont finalement récupérées par les professeurs de la classe ... pour effectuer les mêmes tâches.

Ce n’est pas au bien-être de l’enfant, ni à l’évolution des modes de vie familiaux auxquels cette future réforme ambitionne de répondre.

Au contraire ! Ce redécoupage de la semaine scolaire permettra la généralisation de « l’école ouverte » et la prise en charge, contre une facturation aux familles, des enfants en dehors du temps proprement scolaire. Quelle aubaine pour les entreprises de soutien scolaire qui deviendront des partenaires privilégiés pour les municipalités ! Cela permettra aussi de dégager du temps et de l’espace aux éventuels candidats enseignants aux heures supplémentaires dont on vante tant l’efficacité dans l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés garantis. Que dire alors de « l’injustice » qui frapperait les enseignants du primaire encore « exclus » de la défiscalisation des heures sup !

A Sud-éducation, nous continuons à refuser cette logique des heures supplémentaires qui accroît le nombre de précaires dans l’Education nationale, nous contestons aussi le principe de la défiscalisation qui porte atteinte à la contribution de touTEs à la sécurité sociale, au système des retraites etc.

L’école que nous voulons n’a pas quatre jours ou quatre jours et demi, c’est une école où la transmission des savoirs favorise l’émancipation et l’épanouissement des enfants ; où la prise en charge de tous les enfants soit une pratique ancrée dans la réalité ; d’où toute spéculation financière, prime au rendement versus heures supplémentaires, évaluation/sanction des élèves par les enseignants, des enseignants par les inspecteurs ou les parents soient bannies.

Fédération sud éducation
Saint Denis, le 28 septembre 2007


Commentaires

Agenda

<<

2017

 

<<

Octobre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2526272829301
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
303112345
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

Inscrivez-vous pour recevoir des informations régulières de SUD éducation

samedi 20 décembre 2014

Vous pouvez vous inscrire à une liste de diffusion électronique pour recevoir des informations de SUD éducation : le formulaire est ici.

Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006