Communiqué de Sud-éducation et de Sud-étudiant-e

Université : la loi LRU en sursis ?
mardi 13 novembre 2007

Alors que tout semblait bien ficelé (table-rondes, négociations tous azimuts, retours en arrière mesurés en mai/juin, vote de la loi dite LRU en août), les étudiant-e-s ont jeté un grain de sable dans le rouleau compresseur LRU.

13 universités sont en grève avec blocage. Certaines ont déjà été fermées administrativement ou évacuées par la police (Aix-en-Provence, Tolbiac, Nantes).

Une cinquantaine d’universités organisent chaque semaine des AG massives où les étudiant-e-s et les personnels dénoncent la mise en place de la loi sur l’université dite LRU et exigent son abrogation : Toulouse, Rennes, Nantes, Tolbiac, Aix, Grenoble, Caen, Lille…

Les Fédérations Sud-éducation et Sud-étudiant appellent les personnels et les étudiant-e-s à s’engager avec détermination dans la lutte pour l’abrogation de la LRU.

En effet, nous estimons que cette loi condamne à terme le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous souhaitons donc réaffirmer la mission de service public que doivent porter les universités et organismes de recherche.

Le fonctionnement des universités n’était pas un modèle de démocratie, cette loi n’arrange rien. Nous revendiquons la démocratisation du fonctionnement de l’Université pour les personnels et les étudiant-e-s. Nous rappelons aussi les risques de la LRU sur l’accessibilité de l’université à tou-te-s. En effet, l’augmentation des frais d’inscriptions fait partie intégrante de la logique de cette loi. Nous revendiquons donc la suppression des frais d’inscriptions et la gratuité des études supérieures.

Nous exigeons aussi des mesures d’urgence pour l’enseignement supérieur et la recherche :
- la réévaluation des critères de bourse et l’augmentation des aides sociales dans l’attente de la mise en place d’un salaire social pour les étudiant-e-s.
- des créations massives de postes pour l’université et la recherche publique avec maintien du CNRS.
- la dissolution de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) sous contrôle politique, privant les enseignants/chercheurs d’une liberté de pensée et d’initiative.
- la revalorisation globale des carrières, l’abrogation du salaire au mérite et de l’évaluation/notation.
- la titularisation des milliers de précaires employés par les universités et les organismes de recherche.

Une deuxième coordination étudiante s’est tenue le 10 novembre à Rennes pour amplifier et structurer la mobilisation dans les universités. Nous engageons les étudiant-e-s et l’ensemble des personnels à participer aux AG de lutte, à porter ces revendications et à se joindre aux mobilisations locales décidées démocratiquement.

Dans la continuité de notre appel à la grève et à la mobilisation le 20 novembre avec l’ensemble de la Fonction Publique, nous pensons que seules la jonction des luttes et l’unité la plus large des catégories sociales mobilisées peuvent permettre de mettre en crise la stratégie de Sarkozy, de son gouvernement et du MEDEF. C’est la même politique qui se met en place de la maternelle à l’université, et dans l’ensemble de la fonction publique.

C’est tous ensemble que nous gagnerons !

Fédération Sud-éducation, Fédération Sud-étudiant-e


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Brèves

Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

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samedi 20 décembre 2014

Vous pouvez vous inscrire à une liste de diffusion électronique pour recevoir des informations de SUD éducation : le formulaire est ici.

Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006