Les raisons d’une grève

jeudi 6 décembre 2007

Le mouvement social à l’initiative des cheminots, rejoint par les salarié-
e- s de l’énergie puis les étudiant-e-s, la fonction publique et maintenant
les lycéen-ne-s concerne TOUTE la population !

Si la réforme sur les régimes spéciaux de retraite passe, c’est pour tout-e-s aussi le passage à 42 ans d’ici fin 2008. Pour un-e enseignant-e, sachant que l’âge moyen d’entrée dans le corps est désormais de plus de 25 ans, il suffit de faire les comptes : il/elle partira à la retraite à 67 ans et sûrement plus tard d’ailleurs, car le pouvoir ne s’arrêtera pas en si bon chemin ! Le gouvernement nous a rappelé ces jours-ci que même à 42 années de cotisation, nous sommes en dessous des moyennes européennes : en Autriche, par exemple, c’est 45 ans. Cela n’a aucun sens du point de vue économique, de renoncer aux retraites à 37,5 annuités maximum. Allonger la durée officielle veut dire abandonner les pensions à taux plein et, à moyen terme, la retraite par répartition
au plus grand profit des fonds de pensions. Rappelons en effet que la
durée moyenne de cotisation est aujourd’hui la même qu’avant 1993, soit 37 ans !

Qui peut affirmer que cela est envisageable ? Qui se voit encore devant des classes à près de 70 ans ? Alors qu’attendons-nous pour mettre en oeuvre une réponse adéquate ?

Car si les profs rentrent plus tard en activité, c’est bien sûr aussi en raison des suppressions de postes par milliers depuis plusieurs années. On connaît déjà les conséquences que ces dernières ont sur les conditions de travail et la qualité de l’enseignement. Enfin, nous pâtirons tou-te-s des réformes en cours : franchises médicales, fermeture de 63 tribunaux des prud’hommes, fermeture de maternités... Il nous faudra travailler plus vieux, plus malades, et pour des clopinettes : car notre pouvoir d’achat n’a pas cessé de baisser depuis 25 ans !

Qui peut encore décemment affirmer qu’il n’y a pas de raisons de se
mettre en grève ?

L’urgence est à présent de créer une convergence globale du mouvement social ; on a bien vu, en 2003 notamment, que la résistance secteur par secteur est inefficace.

Les étudiant-e-s l’ont bien compris, les lycéen-e-s et mêmes les parents
d’élèves sont en train de se joindre au mouvement après les cheminots et les salarié-e-s d’EDF et, bientôt, bien d’autres encore !

Du côté des organisations syndicales, il est temps d’agir dans le sens d’une convergence des luttes et de durcir le mouvement, même s’il faut pour cela trouver un nouveau front syndical sans les organisations réformistes. Encore et toujours, c’est un mouvement de grande ampleur qu’il nous faut construire, qui ne peut passer que par une grève reconductible.


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