Vers une remise en cause du droit à l’IVG ?

dimanche 7 septembre 2008

Les ministres de la Justice et de la Santé ont publié au JO du 22 août deux décrets modifiant les conditions d’établissement d’un « acte d’enfant sans vie » et autorisant son inscription sur le livret de famille des parents. L’établissement de cet acte n’est plus soumis à des limites sur l’âge (22 semaines d’aménorrhée) ou le poids (500g) du foetus mais à la présentation d’un certificat médical d’accouchement signé par un médecin ou une sage-femme. Nulle part n’apparaît de mention concernant le stade de développement de l’embryon au mépris de la législation encadrant par ailleurs l’IVG !

Permettre cette inscription, c’est reconnaître une personnalité juridique à l’embryon. Ceci ouvre la voie à une remise en cause du droit à l’avortement et du droit des femmes à disposer de leur corps, à vivre leur sexualité comme elles l’entendent et à décider librement du nombre d’enfants qu’elles souhaitent.

Comme le Planning Familial et d’autres associations, SUD éducation n’accepte pas que le droit à l’avortement obtenu après un long combat et au prix d’un lourd tribu payé par les femmes soit remis en cause par quelque moyen que ce soit.


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