LE 19 MARS (et après) GREVE GENERALE !

Reconduisons la grève
jeudi 19 mars 2009

Communiqué Solidaires pour le 19 mars
mardi 24 février 2009

Revenus de misère, chômage massif, services publics détruits : il y a urgence !

Le 19 mars, on fait grève et on manifeste tous ensemble !

Au lendemain de la très puissante journée de manifestations et de grève du 29 janvier, l’Union syndicale Solidaires avait proposé à l’intersyndicale d’appeler rapidement à une suite de ce mouvement. Finalement, la date retenue renvoie au 19 mars.

C’est tard au regard du rapport de forces exceptionnel que nous avions créé, et cela a permis au gouvernement d’essayer de reprendre la main, en tentant de casser le front unitaire des syndicats. Mais l’unité syndicale des 8 organisations syndicales est maintenue, et c’est un élément important !

Sarkozy réaffirme sa volonté de poursuivre la même politique gouvernementale, et se permet même de provoquer les salarié-e-s en leur disant que la seule voie qui vaille c’est « celle de l’effort ». Il dit cela à toutes celles et tous ceux qui vivent avec des salaires, pensions ou minima sociaux de misère, alors qu’une de ses premières mesures de Président fut d’augmenter son salaire de 140%...

Quant au MEDEF, il poursuit sa lutte des classes, engrange les acquis : paquet fiscal, aides de l’État, défiscalisation des heures supplémentaires, financement public par dizaines de milliards, et maintenant suppression de la taxe professionnelle !
Pour nous qui avons déjà peu :

Les « annonces » du 18 février représentent 2,6 milliards. Voilà ce qui est promis à des dizaines de millions de salarié-e-s, retraité-e-s, chômeurs/ses et jeunes en formation.
Pour eux qui ont déjà beaucoup :

De l’autre côté, pour l’infime minorité qui vit du travail de la majorité : 360 milliards aux banquiers, 32 milliards « d’aide à l’emploi » pour les patrons qui licencient, 14 milliards du paquet fiscal qui profite aux plus riches, 8 milliards de taxe professionnelle qui ne sera plus payée, 4 milliards grâce à la défiscalisation des heures supplémentaires …
Nous aussi, on veut des sous !

Guadeloupe, Martinique, Santé et Social, Recherche, Universités, … mais aussi de nombreuses entreprises dans l’Industrie, les Commerces et Services, les Transports, le Nettoyage, les grèves se multiplient.

Une journée de grève et de manifestations, ce n’est pas suffisant pour faire reculer le patronat et le gouvernement et il ne faut pas retomber dans la répétition des grèves de 24 heures. Avec un 19 mars plus fort encore que le 29 janvier, construisons un mouvement interprofessionnel prolongé qui rassemble !

Gouvernement et patronat doivent prendre en compte les revendications exprimées dans la plate-forme commune des 8 organisations syndicales, plate-forme portée haut et fort par 2,5 millions de manifestant-e-s. Notre souci d’une suite forte au 29 janvier, notre refus que tout cela se termine par des réunions sans fin dans les salons du pouvoir, sont partagés par bien des équipes syndicales. Organisons-nous à la base, maintenons l’unité pour l’action c’est le meilleur moyen de la renforcer au niveau national.

Appel du 19 mars 2009 des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé.

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités.

La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade.

Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels. Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.

En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :
- défendre l’emploi privé et public ;
- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;
- exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;
- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.

Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.

Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.

Aux revendications des salarié-e-s, patronat et gouvernement répondent « c’est la crise, on ne peut pas ! » Mais avant la crise, quand « on pouvait », que disaient-ils et que faisaient-ils ? La même chose.

Tous nos acquis sociaux, nous les devons aux luttes collectives.

Aujourd’hui, il faut imposer une autre répartition des richesses !

Les patrons encaissent les subventions et continuent de licencier partout ou ils peuvent !

Nous avons besoin de mesures concrètes, vite !

- Arrêt des licenciements, indemnisation à 100% du chômage partiel, car les salariés n’ont pas à payer la crise par le chômage alors que les entreprises accumulent les profits !

- Augmentation générale des salaires de 300 €, des pensions, du SMIC et des minima sociaux à 1500 €, parce que les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise alors que patronat et actionnaires engrangent toujours dividendes et rémunérations exorbitantes !

- Des moyens supplémentaires et de nouvelles orientations pour les services publics, pour que les droits fondamentaux (santé, éducation, transport, communication, etc.) soient accessibles à toute la population !

Avec une petite partie des milliards que patrons et actionnaires nous ont pris depuis des années, il y a des solutions pour le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics !


Documents joints

Communiqué Solidaires 19 mars
Communiqué Solidaires 19 mars
Tract Solidaires 59/62 19 mars
Tract Solidaires 59/62 19 mars
Affiche 19 mars
Affiche 19 mars
Argumentaire Solidaires sur les 2.6 milliards
Argumentaire Solidaires sur les 2.6 milliards

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.