Sur la route de la grève générale reconductible !

mercredi 15 avril 2009

Les succès des 29 janvier et du 19 mars sont indéniables. Ils ont cristallisé une colère sociale touchant tous les secteurs d’activités, publics
comme privés. Et les Gadeloupéens, par la grève générale, ont montré que l’on pouvait gagner. On pouvait donc s’attendre à une mobilisation croissante et rapide, à un nouvel appel de plus grande ampleur. Mais non, la seule date retenue par l’intersyndicale est une manifestation unitaire... le 1er mai ! Que penser de cette frilosité face à un gouvernement qui n’entend rien, ne lâche rien et démantèle les services publics et le droit du travail ? Comment peut-on espérer le faire reculer sans un mouvement de grève fort ! En même temps, à la base, des salarié-e-s de Caterpillar, de Sony, etc...ont durcit le combat. Nous soutenons ces formes de luttes et nous les soutiendrons face à la répression policière qui s’annonce.

Dans le secteur de l’éducation, l’immobilisme qui règne a de quoi
inquiéter. Certes la réforme Darcos a été reportée à l’année scolaire prochaine...surtout grâce à la forte mobilisation des lycéens. Pourtant il existe bien des mouvements dans l’éducation, celui des universités et des enseignants-chercheurs, des « Refuseux » dans le premier degré, des RASED... Aussi, on pourrait également se poser la question de la convergence des luttes. En effet, certaines revendications des enseignants-chercheurs concernent également le secondaire, comme par exemple la formation des enseignants. De plus, le projet Darcos n’est pas enterré et les suppressions de postes seront effectives à la rentrée 2009 et aux suivantes. Il serait souhaitable de rejoindre plus largement les enseignants-chercheurs et les étudiants qui ont bloqué les universités, les cours et les examens. Il est temps de réagir et ne pas attendre que, morceau par morceau, le service public d’éducation soit dépecé par des « réformes » : la disparition des RASED dans le primaire, les médiateurs de vie scolaire dans le secondaire, des enseignements et diplômes dévalorisés en lycées, la privatisation accélérée à l’université, et partout la précarisation et le flicage.

De l’école à l’université, nous sommes soumis aux coupes budgétaires, nous voyons les conditions de travail et le service d’éducation se dégrader sous pretexte d’une gestion des flux plus rentable. Or nous avons les moyens de faire changer cela : réunir les conditions d’une lutte inter-catégorielle forte, faire des AG d’établissements, de secteurs, organiser la résistance pour bloquer les évaluations CE1 comme cela a été fait pour celles du CM2, organiser la résistance contre l’épreuve orale de rattrpage en Bac Pro, considérer sérieusement un éventuel blocage des examens ( brevet, baccalauréat) dans un contexte de lutte.


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