CONTRE LA RÉGRESSION SOCIALE TOUS ET TOUTES EN GRÈVE LE 21 JUIN

mardi 21 juin 2005

A peine nommé, Villepin accélère la politique de casse sociale. En annonçant la création d’un nouveau CDI avec deux ans de période d’essai, il offre aux petits patrons, pour le moment, des salarié-e-s jetables qui ne bénéficieront ni d’indemnités de licenciement ni de primes de précarité. C’est un pas de plus en avant vers le contrat de mission dont rêve le MEDEF. Cette attaque ne peut que renforcer nos craintes devant la volonté de « réécriture » du Code du travail d’autant qu’est mis en place un chèque entreprise.

Bien entendu, le tandem Sarkozy-Villepin renforce aussi la politique répressive tout particulièrement à l’encontre des sans-papiers.
Pourtant ce plan n’est qu’une poursuite et une accentuation du sale boulot mené par les précédents gouvernements dont celui de Raffarin qui a été largement désavoué. Au nom de la lutte contre le chômage on aggrave la précarité en multipliant encore :
- Les exonérations de cotisations patronales. On détruit ainsi un peu plus les organismes de la solidarité collective (Sécu, UNEDIC, Retraites...).
- Les contrats précaires. Le RMA-Contrat d’Avenir du plan Borloo est évidemment maintenu.
- Les contrôles et le flicage des chômeurs/ses dans le cadre des maisons de l’emploi qui mélangent aussi formation et placement publics et privés. Comme si le PARE n’était pas assez grave.
- Les facilitations de licenciements au nom d’un discours fumeux : il faudrait pouvoir licencier pour embaucher !

L’École et les personnels de l’Éducation sont évidemment concernés.
En aggravant la misère, on accentue les difficultés des élèves, ce qui n’empêche pas de vendre l’Entreprise comme un remède à tous les maux de l’Ecole.

Les aides concédées au patronat montrent un choix politique fondé sur la casse des services publics utiles pour tous et toutes . Les suppressions massives de postes dans l’éducation nationale (940 postes supprimés dans la région alors qu’elle est sinistrée sur le plan économique et social) relèvent de cette logique.

La précarisation des personnels est renforcée dans l’éducation. Les CES-CEC souvent virés sont remplacés par des Contrats d’Accompagnement dans l’emploi ou des Contrats d’Avenir, les Assistant-e-s d’éducation ne sont payés qu’un mi temps pour presque le même travail que les surveillant-e-s embauchés à temps plein, incertitude de la situation des vacataires ou contractuels enseignants etc.)

La répression a frappé particulièrement durement les lycéen-ne-s et leurs soutiens (violences policières, interpellations, condamnations iniques et disproportionnées).

De plus en plus d’élèves sans papiers sont poursuivis et expulsés. L’Ecole a vocation à accueillir tout le monde sans discrimination aucune.

NOUS NE POUVONS ACCEPTER LA PRÉCARISATION ET LA MISÈRE L’ÉCOLE ET LA SOCIÉTÉ QUE L’ÉTAT ET LE PATRONAT NOUS PROPOSENT N’EST PAS CELLE QUE NOUS VOULONS.

C’est pourquoi SUD éducation appelle à la grève et à la manifestation ce 21 juin. Il faut profiter des luttes du mouvement lycéen et de la colère sociale pour imposer un autre rapport de force et empêcher que des décrets ou des lois passent en catimini pendant l’été puisque Villepin s’est engagé à passer sans consulter le parlement.

TOUS ET TOUTES EN GREVE MARDI 21 JUIN MANIFESTATION 14h30 Porte de Paris à Lille.



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